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Berenguier1905 à 2006-11-03 09:12:23.
Notes orthoptérologiques I. La Magicienne dentelée “Saga serrata”
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sommaire bibliographique
Les Orthoptères français sont actuellement répartis en sept familles, dont les formes typiques sont bien connues:
- 1° Les Forficules, dits Perce-oreilles.
- 2° Les Blattes ou cafards.
- 3° Les Mantes, vulgairement : Préga Diou.
- 4° Les Phasmes ou bacilles, en forme de bâtonnet.
- 5° Les Acridiens ou criquets, petites sauterelles.
- 6° Les Grillons, dont le cri-cri est le type.
- 7° Les Locustaires ou grandes sauterelles (porte sabre).
C’est à cette dernière famille qu’appartient Saga serrata ; famille caractérisée :
- Par des antennes très longues filiformes ;
- Par les organes de l’ouïe placés sur les tibias antérieurs ;
- Par des tarses à quatre articles ;
- Par la forme allongée en sabre de l’oviscapte.
- Par la disposition des organes de la stridulation dans les élytres.
Un seul de ces caractères manque à Saga, son mâle, pourvu d’élytres rudimentaires, est à peu près muet ; chez la femelle, les élytres font complètement défaut. Ayant eu la bonne fortune de découvrir un des habitats préférés de Saga, dans le parc d’une de mes propriétés - le Clos-Oswald - située dans les forêts de la Chaîne des Maures, du département du Var, j’ai pu étudier les mœurs de ce curieux orthoptère et tout le loisir de l’élever en captivité.
C’est en 1895 que pour la première fois au Clos-Oswald, Saga attira mon attention, inutile d’ajouter que c’était une énorme femelle, le mâle de cet insecte passant pour introuvable, ou à peu près, puis qu’on n’en connaît qu’un seul exemplaire de France.
Depuis cette première capture, je recueillis à plusieurs reprises d’autres femelles, mais ce n’est qu’à partir de l’an dernier, durant l’été de 1904 que je commençais un élevage attentif des femelles que je capturais afin d’étudier leurs mœurs, et les suivre jusqu’à leur mort. Avant de résumer mes observations, j’indiquerai à grands traits l’aire européenne de Saga serrata, décrit pour la première fois par Fabricius, en 1793, sous le nom de Locusta serrata, et placé en 1825 par Charpentier dans son genre Saga.
On peut circonscrire cet Area entre les 9 degrés de longitude ouest et 48 degrés de longitude est. D’autre part entre les 35 et 48 degrés de latitude. Partant de la Sibérie, nous retrouvons cet orthoptère dans la Russie méridionale, la Hongrie, la presqu’île, des Balkans, le sud de l’Autriche, l’Italie, les côtes méridionales françaises et l’Espagne.
Nous avons opéré pour la France le relevé minutieux des habitats signalés le voici : Tout d’abord nous constatons une lacune depuis la frontière italienne jusqu’aux limites du département du Var ; cependant il est certain que Saga doit exister le long des côtes des Alpes Maritimes. Le premier habitat signalé à la limite du département du Var, se trouve au lieu dit la Suvière de l’Esterel, 200 mètres d’altitude. De ce point, avec mon excellent ami Joseph Azam, bien connu par ses travaux sur les orthoptères, nous avons relevé une suite d’habitats assez rapprochés pour reconstituer tout le cheminement de Saga dans le département du Var, ainsi :
- Bois des Escoles : 351 m d’altitude, Esterel.
- Bagnols : 292m d’altitude, dans l’Esterel.
- Clos-Oswald: 220m d’altitude, chaîne des Maures.
- Saint-Tropez: presque sur la côte, aux pieds des Maures.
- Ramatuelle : 146m d’altitude, chaîne des Maures.
- Cogolin: dans la plaine, non loin de la mer, les Maures.
- Baie de Cavalaire : dans les bois près du rivage, les Maures.
- Hyères : 193m d’altitude, dernier chaînon des Maures.
- La Sainte Baume près de Toulon: à mi-côte, 455m d’altitude.
Là, M. Abeille de Perrin, au milieu d’un mauvais champ de luzerne, eut la joie de trouver dans son filet, un jeune mâle, non adulte malheureusement ; c’est le seul et unique trouvé jusqu’ici en France. (Cette observation n’a jamais pu être vérifié et est certainement erronée).
- Encore à la Sainte-Baume, une larve femelle capturée par le Dr Siépi.
Quittant le département du Var, Saga est signalé : à Saint Marcel près Marseille, par le lieutenant Carpentier; mais ensuite, nouvelle et immense lacune, de ce point jusqu’à Nîmes ; cependant il est plus que probable qu’il doit exister des stations de Saga entre Marseille et le Rhône, et de celui-ci à Nîmes. Ici, grâce aux recherches de M. Galien Mingaud, je releve :
1 femelle adulte trouvée il y a quelques années parun garde champêtre sans désignation de localité.
3 femelles, collection Poidevin provenant du Serre du Diable près la route de Sauve.
1 larve femelle, bois de Signan. - G. Mingaud.
2 larves femelles, Générac. - G. Mingaud.
1 larve femelle, bois des Espeisses. -- G. Mingaud.
1 larve femelle, bois de Mittau. - Pierre Crouzet.
1 larve femelle, même endroit. - Valéry Mayet.
1 jeune femelle, Saint Geniès de Malgoirès. - A. Hugues.
1 femelle adulte à Charlot. - Louis Mingaud.
Constatons encore une large lacune entra Nîmes et Cette.
1 femelle adulte, dunes d_ Cette. - Marquet.
3 femelles adultes, vignes de Cousergues et de la Rocaute.
1 femelle adulte, Vias près Béziers - Marquet.
1 femelle adulte, Marseillan. - Valéry Mayet.
Là s’arrêtent les habitats signalés à notre connaissance, mais puisque Saga serrata se retrouve en Espagne, nul doute qu’il n’existe tout le long de la côte.
Au delà de la frontière Espagnole nous retrouvons Saga à Ribas, province de Girone, Catalogne, au revers de la chaîne des Pyrénées; ensuite à Uclés et ses environs, dans la Sierra de Cuenca, autour de Madrid, à l’Escorial, à Talavera de la Reina, et presque toujours à des altitudes beaucoup plus fortes qu’en France. D’autre part, en Ligurie, à Voltaggio, vers 700 mètres d’altitude.
En résumé, il a été capturé en France seulement une cinquantaine de sujets, dont un mâle unique et non adulte. Le département du Var a fourni environ 32 femelles, plus le mâle en question. La station du Clos-Oswald entre à elle seule dans ce nombre pour 14 exemplaires.
Une seule femelle a été recueillie dans les Bouches-du-Rhône.
11 adultes femelles ou larves dans le Gard.
6 femelles adultes dans l’Hérault.
Saga n’est donc pas précisément une espèce commune, mais sa rareté provient de sa localisation, due surtout à son genre de nourriture.
Saga est uniquement carnivore, je devrais dire acridivore, puisque sa nourriture exclusive se compose d’insectes appartenant à cette famille, encore fait il un choix judicieux entre ces acridiens. C’est un gourmet ; paraît-il, qui préfère les Oedipodes d’abord, les Stenobothrus ensuite, mais qui dédaigne les Acrotyles, probablement trop poilus, qui craint de s’attaquer aux gros Locustaires, plutôt par, paresse que par poltronnerie, car nous l’avons souvent, placé en face d’adversaires dignes de lui, et si toujours l’issue du combat lui fut favorable, rarement nous l’avons vu se repaître du vaincu.
Toute autre est sa manière de déguster ses victimes choisies, bien vite paralysées, grâce à sa formidable armure. En outre de ses mandibules, véritables cisailles cornées, si dures qu’elles grincent sur l’acier d’une pince, chez Saga les deux premières, paires de pattes fonctionnent, comme pour les Mantes, en guise de ravisseuses; elles sont armées d’une double rangée d’épines sur les tibias et les fémurs, et engrenant entre elles. Ces pattes ont la faculté de se replier complètement, fémurs contre tibias, à la façon d’une pince dentelée (d’où le nom spécifique) (1). D’autre part, la poitrine fortement cuirassée porte le complément des appareils de contention sous forme de six épines robustes; de plus, les deux premières paires de pattes sont munies, vers la base de la hanche, d’une forte dent qui correspond aux vides régnant entre les six épines du thorax, de façon à engrener avec elles.
(1) Nous relevons dans la synopsis de la tribu des Sagiens par H. de Saussure : (An. Soc, Ent. Fr., sept. 1988, p. 129), une note ainsi conçue : “j’ignore si ce mot est emprunté au latin Saga : magicienne, sorcière, ou si Charpentier comparant les bandes blanches longitudinales et transversales dont le coprs de ces insectes est le plus souvent orné, à un harnais de cheval, a dérivé le nom du genre par lui décrit du mot grec harnais. Pour nous, l’attitude hiératique de Saga semblerait devoir militer de la première interprétation.
J’avais cru, tout d’abord, que Saga profitait des premières heures du matin ou de la tombée de la nuit pour capturer ses agiles victimes, plus ou moins engourdies par l’abaissement de la température et l’absence du soleil... J’étais dans l’erreur... j’aurais dû penser que tous les orthoptères (Saga ne fait pas exception), aimaient ce grand soleil brûlant, qui leur rend cette activité, cette agilité, dont ils nous fournissent la preuve par leurs bonds multipliés, et qu’à chercher dans l’herbe épaisse, saturée de rosée, ses victimes préférées, Saga ferait lui aussi triste mine, sinon buisson creux; ensuite Saga n’aime pas à promener sur le sol son vaste abdomen, mal protégé par une enveloppe chitineuse assez molle. C’est bien un sauteur expert dans les grandes occasions, mais c’est surtout un grimpeur. Le voilà donc posté sur un buisson, à l’extrémité d’un rameau, fortement cramponné pal’ ses longue patte, immobile, à l’affût ! Qu’un imprudent Stenobothrus, qu’une Œdipode étourdie, par un bond malheureux, ne s’approche trop près de Saga, en un clin d’œil, les voila agrippés par l’une des pattes antérieures, l’autre arrive en aide, puis l’une des mitoyennes, le malheureux captif est littéralement roulé, garrotté, écrasé, contre les épines de la poitrine, de telle façon que finalement son thorax arrive en face des mandibules de Saga, qui le saisissent à la jonction de la tête et du prothorax.
Insouciant des derniers soubresauts de sa victime, réduite à l’état de cadavre. Saga déguste tout, puis faisant tourner lentement le corps entre ses pattes avant consciencieusement enlève toute l’enveloppe chitineuse… on dirait un peloton qui se dévide…, les élytres, les ailes, les pattes sont coupées ras au passage... et le cadavre pivote toujours, tant et si bien que lorsque Saga desserre son étreinte, il ne reste sous lui comme traces de son repas que les ailes, les élytres, les pattes, et un sac noirâtre renfermant les viscères auxquels il ne touche jamais.
J’ignorais, au début de mes élevages, le besoin impérieux qu’éprouvait cet orthoptère d’étancher sa soif, ce fut la perte de mes premiers élèves; mais il faut pour que Saga prisonnier puisse se désaltérer suivant ses habitudes, imiter la nature en aspergeant modérément chaque matin le rameau frais planté dans sa cage. Généralement, le captif demeure intraitable, farouche, mais sait parfaitement s’emparer lui-même des proies vivantes introduites dans sa prison; quant aux acridiens morts il n’en a cure.
La ponte de Saga est très curieuse à observer; on est surpris du soin méticuleux, de la méthode déployée; elle s’effectue à plusieurs reprises et à plusieurs jours d’intervalle, durant trois ou quatre semaines; c’est généralement vers le milieu de la journée qu’elle a lieu. En captivité, vingt quatre heures avant, la femelle, plus lourde, dédaigne de chasser, se déplace lentement, descend sur le terreau qui forme le fond de sa cage, inspecte de ci, de là, tâte avec ses antennes, puis reste immobile pour recommencer ces manœuvres peu après. Enfin, la place est choisie, de longues aspirations soulèvent le flanc de l’animal, ses pattes antérieures et mitoyennes s’écartent en s’arc-boutant solidement sur le sol, tandis que les pattes postérieures se projettent obliquement en arrière.
Tout à coup, l’animal recourbe son abdomen et le cintre de telle façon que la pointe de l’oviscapte se trouve située juste en dessous de sa poitrine très soulevée, pour inspecter une dernière fois le terrain par une suite de tâtonnements; alors, par une série de mouvements alternatifs, il ratisse en quelque sorte le sol d’avant en arrière avec la pointe de son oviscapte. Dès que la place est bien nivelée, l’oviscapte se plante verticalement en terre en aidant cet enfoncement par des mouvements lents de haut en bas et de droite à gauche, se frayant ainsi le passage jusqu’à ce qu’il ait entièrement disparu, or, il mesure de 3 1/2 à 4 centimètres de long. Suit un long repos.
Enfin la femelle se soulève davantage, et retire hors de terre sa tarière de deux tiers, on voit alors distinctement les lames de l’oviscapte s’entre ouvrir légèrement, et l’œuf descendre dans son intérieur, dès qu’il y est bien engagé, nouvel enfoncement en terre; l’oviscapte a l’apparence de fouiller le sol de côté et d’autre; l’œuf est ainsi déposé. Nouveau repos et nouvelles pontes, mais chaque fois, l’oviscapte tout en redescendant par le même orifice, dépose chaque nouvel œuf à distance des premiers pondus, sans l’y faire toucher. Après six ou sept œufs ainsi déposés (plantés en quelque sorte verticalement ‘à côté les uns des autres, sans qu’ils se touchent) la tarière ressort définitivement de terre, et entreprend de niveler par les mêmes mouvements qu’au début, l’orifiee qui lui a servi de passage: de temps en temps l’animal s’interrompt, vérifie, pal’fait son travail, tant et si bien que quand il s’arrête épuisé, quittant la place, i1 est absolument impossible de trou ver la moindre trace de ses manœuvres. L’œuf de Saga, ovoîde aux extrémités, cylindrique allongé. Il mesure 1 centimètre de long sur 3 millimètres de diamètre. Il est de couleur brun jaunâtre (cuir), à coque très dure, lisse et brillante à l’œil, mais alvéolée vue sous une forte loupe. La moyenne des œufs, pondus en captivité, s’élevait à une vingtaine, mais après la mort des femelles, j’ai toujours trouvé dans leur abdomen, de 10 à 15 œufs : prêts à être pondus, ce qui m’a prouvé en passant, que je ne m’approchai pas encore assez, dans mon élevage, des conditions naturelles essentielles à la vie de mes captives, puisqu’elles mourraient avant la fin de la ponte), en revanche les ovaires des femelles mortes, ne contenaient plus d’œufs, en voie de formation.
Quelle est la durée de l’incubation ? Nous ne pouvons encore répondre ; 17 œufs pondus l’an passé par deux femelles ne sont pas éclos ce printemps ; il est vrai que, par précaution fort mal comprise, nous les avons mis à l’abri à l’intérieur, durant l’hiver. Un de ces œufs, sacrifié en septembre, m’a montré son contenu intact. Cette année, les œufs de femelles ayant pondu durant l’été sont restés exactement dans la même situation sans être dérangés ; depuis la ponte nous les avons laissés exposés à toutes les intempéries, nous contentant d’entourer la base des cages d’élevage, d’un amas de feuilles sèches. Les œufs ont été pondus dans du terreau, formant le fond des cages, sur 8 centimètres d’épaisseur. Les cages portent à même le sol. Notre élevage n’a d’autre but que de vérifier si la parthénogenèse existe pour Saga ; la rareté excessive du mâle le ferait soupçonner, et il est est fort possible, puisqu’elle a été bien constatée chez les Phasmes.
La durée de la vie de Saga doit être d’environ 4 à 5 mois ; les premières larves paraissent en avril, et les premiers adultes en juin. Je n’ai pas encore pu suivre les mues successives précédent l’état adulte, mais qui doivent être de 4 à 5 : Une femelle adulte, capturée en juin, mua le lendemain de sa mise en cage, et pondit 19 jours plus tard, pour mourir après treize jours de ponte seulement. Si l’on admet, que la femelle adulte commence à pondre 20 à 25 jours après sa dernière mue, et que la ponte dure à peu près autant, on peut croire que le cycle de vie, de l’éclosion à la mort, se déroule en quatre mois, cinq au plus.
Telles sont les observations que j’ai pu noter, depuis deux ans d’élevage, et que je me propose de continuer avec persévérance, car il est à présumer que, tôt ou tard, aura lieu l’éclosion des œufs pondus dans mes cages d’élevage, (environ une centaine), c’est le seul moyen d’obtenir la clef de cette énigme, intéressante.
En terminant cette première note, je dois signaler une très belle et très curieuse variété de Saga serrata, que j’ai capturée le 15 Juillet 1905, dans le parc du Clos Oswald, près de Roquebrune (Var). En voici la description : corps légèrement plus trapu, que le type, oviscapte à peine plus court. Long. du corps, 7 cent, ; long. de l’oviscapte 13 cent. Couleur testacée, avec taches noires sur les côtés et le dessus de chaque segment de l’abdomen. Bande blanc pur, partant de l’œil et aboutissant à la plaque sur-anale, en longeant les flancs. Fin liseret blanc, bordant l’intersection de chaque segment abdominal.
J’avais donné à cette variété le nom de Oswaldi pour rappeler son habitat, depuis lors, j’ai eu en mains le travail de M.L. Bolivar : Catalogo sinoptico de los Orthopteras de la Fauna Iberica (1) et j’ai trouvé au genre Saga, ces quelques lignes suggestives, dont voici la traduction : “J’ai indiqué les différences de cette espèce, Saga serrata et de la S.Vittata Fisch.V.V., afin que si on la rencontrait dans la péninsule, on soit prévenu que je possède des exemplaires femelles, provenant de Cuenca, qui offrent la coloration caractéristique de la S. Vittata de Fisch, V.V., mais ne connaissant pas le mâle, je ne puis décider sûrement si ce n’est pas simplement une variété de S.serrata ayant la coloration de la S. Vittata”.
(1) Annales des Sc. Nat. Porto, 1897-1900.
Une indication dans ce sens est aussi donnée par le R.P. Pantel (Orth. du Sitio, Sierra de Cuenca, p. 110. An. Soc. Esp.Hist. Nat. t. XXV, 1896) : “ Les champs cultivés, sur les éteules (individus gris) et landes à végétation rabougrie, sur les buissons (individus verts ou gris).”
Il est très probable que les sujets de M. Bolivar et dtl R. P. Pantel doivent se rapporter à notre variété Oswaldi. Ayant conservé une dizaine de jours en cage cette femelle, nous l’avons vu pondre, dix-sept œufs, qui sont actuellement en observation dans le terreau de la cage où ils ont été pondus. Si leur éclosion se produit, peut-être tranchera-t-elle la question, dans le cas d’individus de colorations différentes. Nous avons eu le soin de photographier l’animal vivant, de grandeur naturelle ; nous donnons ci-joint une reproduction de cette photographie, légèrement réduite.
Nîmes. 20 décembre 1905
Photo publiée en pleine page :
Saga serrata, Fabr. - Var. Oswaldi, Béreng. Femelle. Cliché P. Bérenguier.
Long. du corps, 7 cent. Long. de l’oviscapte. 3 cent.
- (Reproduction légèrement réduite).
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Recueil et numérisation de l'article : Christophe BERNIER